Chroniques d’un petit industriel qui rêve de réenchanter la France – Épisode 51 :
< 26 > Entre la maîtrise et l’audace.
25 est un carré parfait = 5². La maîtrise, le savoir faire, les fondations solides. C’est une surface.
27 est un cube = 3³. L’élan, la projection, l’ambition assumée. C’est un volume.
Et puis il y a 26. Ni carré. Ni cube. C’est la synthèse des deux, son trait d’union.
26 est un passage. Un instant suspendu. Le moment où l’on sait faire… Mais où il faut encore oser. 26 est le seul nombre placé entre un carré et un cube, soit la seule solution à l’équation diophantienne : b³- a² = 2.
Cas particulier de l’équation de Mordell :
y² = x³ + k
où k = -2
Et comme cet épisode 51 est pile entre le double de 25 et le double de 26, c’est encore un passage ! Happy New Year !
Notre industrie française est exactement là. Entre un héritage exceptionnel et un futur à inventer. Entre des métiers d’excellence et des technologies de rupture. Entre ce que nous maîtrisons déjà, et ce que nous n’avons pas encore totalement compris. Oui, c’est vrai que nous sommes un peu lents…
26, c’est refuser le confort du déjà là, sans renier ce qui nous a construits. C’est accepter l’inconfort du doute pour faire naître le progrès.
La main ouverte vers le ciel n’est pas un geste d’attente. C’est un geste de confiance, dans l’intelligence collective, dans la transmission, dans la capacité des femmes et des hommes de l’industrie française à franchir un cap.
L’avenir ne se bâtit pas sur la nostalgie, ni sur l’arrogance. Il se construit dans cet entre deux exigeant. Là où l’on transforme la maîtrise en audace. Ou en culot, n’est-ce pas Nicolas et Julien ?
C’est là que se joue la renaissance industrielle, oui : Olivier et Anaïs ! Discrète. Déterminée. Irréversible.
Vive La French Fab !
Vive Territoires d’industrie !
Vive l’audace maîtrisée et le culot !
Vive l’industrie qui ose !


