Chroniques d’un petit industriel qui rêve de réenchanter la France – Épisode 80 :
Lafayette, l’audace des deux mondes
Après Montgolfier et Jacquard, voici Lafayette pour notre troisième volet !
Trois personnalités de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, un même fil rouge : oser changer le monde !
Né en Auvergne, à 19 ans, Gilbert du Motier, Marquis de La Fayette traverse l’Atlantique en 1777.
Il n’y va pas pour faire fortune. Il y va pour défendre une idée : la liberté.
Il rejoint Washington et combat à Brandywine, blessé, il repart sur le front. Washington le cite pour « bravoure et ardeur militaire » et le recommande au Congrès pour prendre la tête d’une division.
Puis vient Yorktown, en 1781, Français et Américains font tomber les Britanniques. Lafayette devient le héros des deux mondes.
De cette épopée naît aussi une formidable histoire de fraternité.
En 1783, les officiers de l’armée américaine fondent la Society of the Cincinnati. Lafayette en devient l’un des premiers membres et organise la branche française.
Cincinnati ? Le nom vient de Cincinnatus, le Romain qui, après avoir sauvé la République, retourne à sa charrue.
Quelle magnifique leçon !
Servir, Agir, Réussir, puis Transmettre.
Mais Lafayette ne fut pas seulement un homme de guerre.
Il fut aussi un homme du progrès.
Il soutient la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, créée en 1801 pour faire émerger une France industrielle, aux côtés de grands savants et entrepreneurs de son temps.
Car une nation libre doit aussi savoir inventer, fabriquer et entreprendre.
C’est là que Lafayette rejoint nos combats d’aujourd’hui. La souveraineté ne se proclame pas. Elle se construit.
Dans nos laboratoires, dans nos écoles, dans nos bureaux d’études, dans nos usines.
Avec des ingénieurs, des ouvriers, des techniciens, des entrepreneurs, des investisseurs.
La liberté politique a besoin de liberté industrielle, c’est le sens de la souveraineté.
Alors, deux siècles après Lafayette, gardons son audace.
Osons prendre des risques ! Osons construire grand ! Osons croire en notre industrie !
Et surtout, transmettons.
Car notre devoir n’est pas seulement de recevoir l’héritage.
C’est de laisser derrière nous un pays plus libre, plus puissant et plus créatif que celui que nous avons reçu.
Vive l’audace et le culot !
Vive La French Fab !
Vive Territoires d’industrie !
Clin d’œil à Olivier Mousson, Jean-Michel Tasse, Thierry SUBLON, Sophie Sidos, Gerard Guyard PhD, Pierre Luzeau, Sylvie GUINARD !


